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Le dégel ne fait pas le printemps...

dimanche 20 mars 2016

Alors que le point d’indice sera finalement revalorisé d’1,2%, le SNUipp-FSU continue à revendiquer un plan de rattrapage salarial pour les enseignants du primaire.

http://www.snuipp.fr/Enfin-le-degel...Le rendez-vous salarial du 17 mars a rendu son verdict. Le salaire des fonctionnaires va finalement être dégelé et bénéficier d’une petite revalorisation de 1,2 % en 2 fois (0,6 % au 1er juillet 2016, puis 0,6 % au 1er février 2017).

Après six ans de blocage de nos salaires et un passif s’élevant à près 8 %, on sort enfin du gel du point d’indice. Nous constatons surtout que notre pression constante et nos mobilisations, notamment le 26 janvier dernier, ont obligé le gouvernement à réévaluer son hypothèse de départ d’un maintien du gel ou d’une augmentation symbolique de 0,3 %.

Pour autant, il s’agit plutôt d’un « micro dégel », très en deçà des attentes des agents, et dont les effets ne seront pas visibles immédiatement sur leur fiche de paye. Il faudra attendre juillet pour bénéficier d’un premier petit coup de pouce de 10 euros en moyenne, puis février 2017 pour le second, également de 10 euros.

Exemple :
Un professeur d’école au 6e échelon touchait un salaire net de 1799,11 € en juillet 2010 au moment du blocage du point d’indice. _-de l’augmentation de la cotisation retraite entamée en 2011 et amplifiée depuis 2014.
- En juillet 2016, après l’augmentation de 0,6%, ce salaire net sera de 1768,54€.
- En février 2017, après la seconde augmentation de 0,6% mais aussi après une nouvelle augmentation de la cotisation retraite, ce salaire sera de 1768,32 € ...

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En comparant sur une période plus longue, on s’aperçoit qu’un prof d’école au 6e échelon en février 2017 touchera un salaire net de même pas 1 euro de plus que son homologue de février 2007 :
  • février 2007 ; salaire net au 6e échelon : 1767,47 €
  • février 2017 ; salaire net au 6e échelon : 1768,32 €

Tout cela reste largement insuffisant. Le contentieux salarial est loin d’être réglé, concernant notamment la situation des enseignants du primaire. Nous continuons de demander la tenue d’autres rendez- vous « salaires » qui permettent d’aboutir à un vrai plan de rattrapage de notre pouvoir d’achat.

Tous ensemble, nous devons poursuivre notre campagne pour obtenir un vrai plan de rattrapage de notre pouvoir d’achat et une mesure spécifique pour les enseignants du primaire avec une ISAE à 1 200 euros ( à parité avec l’ISOE du second degré) d’ici la fin du quinquennat. Et maintenant ?

Alors qu’une grève unitaire Fonction publique était dans le paysage le 22 mars, pour exiger des mesures fortes pour nos salaires, la plupart des organisations syndicales de la Fonction publique ont décidé de ne plus y appeler, du fait notamment de la concomitance avec la mobilisation du 31 mars contre le projet de loi « travail ». Dans ce contexte, une grève nationale unitaire dans la Fonction publique et les écoles n’est plus possible et nous le regrettons. Pour autant, nous continuons à organiser les mobilisations pour faire entendre nos revendications sur nos salaires.

Nous vous proposons également de vous adresser au Premier ministre (Voir ci-dessous) pour que la revalorisation des salaires des enseignants du primaire soit une priorité. Le 22 mars, nous irons porter publiquement cette lettre à Matignon avec l’ensemble de vos signatures.

Signer la lettre au premier ministre :
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P.-S.

Communiqué de presse du SNUipp-FSU :
Salaires : enfin le dégel mais pas encore le printemps !

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