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Macron a fait sa rentrée en Mayenne

mercredi 5 septembre 2018

Le président de la République accompagné des ministres de l’Education Nationale et de l’agriculture est venu au collège Jules Renard visiter l’internat d’excellence et l’ULIS entre autres.

Cette exposition médiatique fait partie du jeu politique, là n’est pas le reproche. L’intersyndicale de l’éducation (FSU, CGT Educ’action, FO et SUD Education) a sollicité une audience à cette occasion. Mais si le Ministre de l’Agriculture a accepté de rencontrer les organisations syndicales départementales, Le ministre de l’Education Nationale s’y est refusé, nous accordant cette audience avec l’un de ses conseillers.
Face à ce mépris l’intersyndicale a décidé de ne pas se rendre à cette audience (FSU, CGT Educ’action et SUD Education). Intersyndicale qui n’aura duré que le temps d’un week-end puisque FO a décidé d’y aller seul.

Les organisations syndicales enseignantes ignorées par le chef de l’Etat

A l’annonce de la venue du Président de la République au collège Jules Renard à Laval le 3 septembre, jour de la rentrée scolaire qui apparaît bel et bien comme une opération de séduction et de communication, les représentants des personnels CGT Educ’action, FNEC-FP FO, FSU et Sud Éducation avaient demandé à pouvoir échanger directement avec le Président de la République. En réponse à cette demande, la préfecture a proposé une audience en présence d’un simple conseiller du ministre chargé des territoires et des politiques interministérielles et du DASEN de la Mayenne. En plus d’apparaître comme une véritable provocation, cette proposition prouve tout le mépris de la présidence de la République vis-à-vis des personnels de l’Education nationale. Parallèlement, le Président a largement trouvé le temps de mener à bien son opération médiatique. Sur les 4 organisations présentes dans l’Intersyndicale, seule FNEC-FP-FO 53 a répondu favorablement à cette forme d’audience.

Et pourtant, les organisations syndicales avaient des revendications à porter directement auprès du Président de la République et non auprès du DASEN qu’elles rencontrent déjà plusieurs fois par an, non plus auprès d’un conseiller du ministère, sur l’avalanche de réformes et de mesures qui continuent de porter atteinte aux statuts des personnels, aux garanties collectives et à l’avenir de l’école publique. Cette école publique est aujourd’hui fragilisée et territorialisée. Les moyens sont largement insuffisants et disparates. Ce projet d’école, à la sauce gouvernementale, est clairement un des symboles du désengagement de l’État et de l’organisation du tri social au sein du système éducatif. (Parcoursup, projet de réforme de la voie professionnelle, fin programmée du caractère national du baccalauréat, transfert des CIO aux conseils régionaux, fermetures de classes en milieu rural, manque de moyens pour l’accompagnement des élèves porteurs de handicap, …)

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